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Baux à loyer et baux commerciaux

Loyer impayé, congé, expulsion : ce que dit le bail.

Aline LAHAYE — Avocate Charleroi · Mons · Brabant wallon · Bruxelles · Namur

Un locataire qui ne paie plus, un bailleur qui donne congé au mauvais moment, un état des lieux contesté à la sortie. Ces litiges se règlent devant le juge de paix, et se jouent le plus souvent sur des dates et des écrits. Voici ce qu’il faut savoir avant d’agir.

01Le juge de paix, et personne d’autre

Tous les litiges de bail relèvent du juge de paix du canton où se trouve l’immeuble. C’est vrai pour un bail de résidence principale comme pour un bail commercial. La procédure commence en général par une tentative de conciliation, gratuite, que l’une ou l’autre partie peut demander — et qui règle un nombre de dossiers plus élevé qu’on ne l’imagine.

02Le loyer impayé

Le bailleur commence par une mise en demeure écrite. Si elle reste sans effet, il cite le locataire devant le juge de paix et demande, selon les cas, le paiement des arriérés, la résolution du bail aux torts du locataire et son expulsion. Le juge peut accorder des termes et délais — un plan d’apurement — lorsque le locataire propose une solution crédible.

Ce qui change tout

Un locataire qui écrit, propose un plan et paie quelque chose n’est pas dans la même situation qu’un locataire silencieux. Le juge de paix apprécie la bonne foi : elle se prouve par des traces écrites, pas par des intentions.

03Le congé et sa contestation

Un congé ne vaut que s’il respecte le motif, le délai de préavis et la forme prévus par le bail et par la loi applicable — en Wallonie, le décret régional sur le bail d’habitation. Un congé donné pour occupation personnelle, pour travaux ou sans motif à l’échéance ne suit pas les mêmes règles. Un congé irrégulier peut être écarté : il faut le contester dans les temps.

04L’état des lieux et la garantie locative

05L’expulsion

Elle suppose un jugement, puis sa signification par huissier, puis un délai légal avant l’exécution. Le CPAS est averti et peut intervenir. Se faire justice soi-même — changer la serrure, couper les compteurs, retirer les affaires — est illégal et se retourne contre le bailleur.

06Ce que je fais concrètement

J’analyse le bail et les écrits échangés, je vérifie si le congé ou la mise en demeure tient la route, je négocie un plan d’apurement ou un départ amiable lorsque c’est la meilleure issue, et je vous représente devant le juge de paix — que vous soyez bailleur ou locataire.

Le bailleur peut-il m’expulser lui-même ?+

Non. Une expulsion suppose un jugement du juge de paix, puis l’intervention d’un huissier. Changer la serrure, couper l’eau ou le courant pour faire partir un locataire est interdit.

Combien de mois d’arriéré avant que ça devienne sérieux ?+

Il n’existe pas de seuil automatique. En pratique, le juge de paix regarde le montant, la durée et la bonne foi. Un plan d’apurement proposé tôt pèse davantage qu’un arriéré laissé courir.

Un bail verbal est-il valable ?+

Pour un bail de résidence principale, l’écrit est obligatoire. Un bail verbal n’est pas nul pour autant, mais il complique la preuve — de la durée comme du loyer convenu.

Contenu informatif général (droit belge) — ne remplace pas une consultation.

Un bail qui se termine mal,
ça se prépare.

Une première consultation pour lire le bail, vérifier les délais et choisir la voie la plus courte — conciliation ou citation.

Prendre rendez-vous Par SMS au +32 477 50 86 17 ou par e-mail à aline.lahaye@avocat.be, avec votre nom · Première consultation : 150 € HTVA (181,50 € TVAC)