Être d'accord pour se séparer est une opportunité d'éviter une procédure contentieuse. Mais un accord de principe n'est pas un accord complet : le divorce par consentement mutuel ne tient ses promesses de rapidité et d'apaisement que si les conventions règlent vraiment tout, c'est-à-dire tous les aspects : les modalités de séparation du couple (secours alimentaire, pension alimentaire après divorce), la liquidation du régime matrimonial et les mesures à l'égard des enfants (hébergement, contribution alimentaire, frais extraordinaires, etc.).
01La voie la plus rapide — et essentiellement écrite
Le divorce par consentement mutuel repose sur un principe simple : vous réglez tout, ensemble, avant d'aller au tribunal. Les conventions couvrent le sort du patrimoine, l'hébergement des enfants, les contributions alimentaires, l'éventuelle pension entre époux. Une fois déposées au tribunal de la famille, la procédure est essentiellement écrite. Dans la plupart des cas, vous n'aurez même pas d'audience.
02« Presque d'accord » : les points qu'on oublie
L'expérience le montre : les conflits d'après-divorce naissent presque toujours de ce qui n'a pas été écrit. Les points les plus souvent oubliés :
- Les frais extraordinaires des enfants — qui paie quoi, sur quel accord préalable, avec quel décompte
- L'indexation des contributions alimentaires
- Le sort des assurances-groupe et pensions complémentaires
- Le logement familial : rachat, vente, occupation temporaire
- La déclaration fiscale de l'année du divorce
Une convention complète aujourd'hui, c'est des années de tranquillité ensuite.
Un divorce par consentement mutuel bien préparé est souvent prononcé sans la moindre audience. La qualité des conventions fait toute la différence — c'est un investissement, pas une formalité.
03Et si l'accord ne tient pas ?
Il arrive qu'un accord de principe s'effrite en cours de route. Rien n'est perdu : la procédure peut basculer vers un divorce pour désunion irrémédiable, et la médiation familiale permet souvent de sauver l'essentiel de l'accord. Mieux vaut le savoir dès le départ — et construire des conventions suffisamment solides pour ne pas en arriver là.
04Ce que je fais concrètement pour vous
J'écoute votre situation, je parcours tous les points à régler — y compris ceux auxquels on ne pense pas —, je rédige des conventions complètes et équilibrées, je les dépose au tribunal de la famille compétent et je suis le dossier jusqu'à la transcription du divorce. Quand un point coince, je privilégie la négociation : c'est plus rapide, moins coûteux, et cela préserve ce qui peut l'être.
Combien de temps dure un divorce par consentement mutuel ?+
Quelques mois en pratique, selon la complétude du dossier et le calendrier du greffe. La préparation des conventions est l'étape déterminante : bien menée, la suite est essentiellement administrative.
Faut-il chacun son avocat ?+
Pas nécessairement : un avocat commun est possible lorsque l'accord est réel et équilibré. Si un déséquilibre existe (patrimonial, informationnel), un conseil séparé est recommandé — je vous le dirai franchement.
Peut-on divorcer sans passer devant le juge ?+
La procédure est essentiellement écrite : dans la plupart des consentements mutuels, aucune comparution n'est requise. Le tribunal vérifie les conventions et prononce le divorce sur dossier.
Contenu informatif général (droit belge) — ne remplace pas une consultation.